Au nom de la loi, je vous arrête…
Preux au bois, petit village tranquille du nord de
la France…
Situé entre Avesnes et Le Quesnoy (qui a connu son lot de tracasseries ces derniers temps…), en bordure de la superbe forêt de Mormal et qui comme chaque commune assez ancienne a un passé intéressant à raconter.
Nous aborderons tout cela par moult photos et petites histoires sur ce blog.
Mais ce sera aussi l’occasion d’aborder d’autres sujets plus sensibles qui ne devraient pas plaire à tout le monde…
Le bulletin municipal nouveau est arrivé dans les boites aux lettres ! -Mode ironie on- « Chouette, de la lecture » -Mode ironie off-
Il faut bien le dire, pas grand-chose d’intéressant dans ce petit « journal » de village ! Outre la photo de couverture qui nous montre une image du Preux au bois des temps passés, personnellement, je n’y vois pas vraiment d’intérêt.
Déjà, ce nouveau cru commence par ce que j’appellerai une publicité vers un numéro taxé afin de vous aider à découvrir qui sont les vilains pas beaux qui vous font des blagues au téléphone… Je n’ai pas l’impression que c’est le problème numéro 1 des villageois !
Bon, je ne vais pas détailler dans le détail (tournure étrange je sais !) le contenu du bulletin (des mariages aux décès en passant par les naissances et les travaux en cours) pour en venir aux deux pages qui ont particulièrement attirées mon attention… Un arrêté municipal qui dit « en gros » que nos amis à quatre pattes, chats et chiens, ne doivent pas être pris en flagrant délit de promenade solitaire dans la propriété d’autrui : cours, mais aussi pâtures, etc (en gros, partout ailleurs que chez vous) sous peine de pouvoir être attrapés (NDMédor : cours toujours !) et mis en cage en attendant d’être livrés à la SDA. De plus, si vous apprenez que votre compagnon a subit ce sort, vous devrez attendre qu’il soit entre les mains de la société protectrice des animaux et vous débrouillez avec eux pour pouvoir le récupérer !
Alors, oui, d’accord pour les chiens (sauf sur le deuxième point)… Mais les chats ! Tout le monde sait bien que c’est un animal plus « sauvage » qui aime les grands espaces, vagabonder à travers les champs… avez-vous déjà entendu parler d’un chat qui aurait attaquer un passant ? Il aura plutôt tendance à se cacher ou s’avancer (mais c’est assez rare) pour être caressé.
Il est évident que dans nos campagnes, les chats doivent pouvoir vagabonder librement. Ca a toujours été le cas, on imagine mal ces pauvres bêtes enfermés à longueur de journée dans les maisons ou tenus en laisse dans la rue !
Pour en revenir à cet arrêté signé par notre maire, je ne suis –vous l’aurez compris- pas du tout d’accord ! Ce n’est pas la première fois que nos chats sont mis en danger à Preux au bois. Cet été, on a vu fleurir dans les pâtures et en bordure de forêt des zones piégés. On vous dira bien entendu que ce ne sont pas des pièges à chat mais qu’il peut arriver que l’un deux s’y fasse prendre…
Parlons en donc de ces pièges ! Après quelques recherches sur le net, il apparaît que pour pouvoir les poser, il faut impérativement l’autorisation du maire de la commune et une bonne raison, comme la présence d’animaux nuisibles. On se pose alors la question de savoir quels animaux de ce genre peuvent bien hanter notre village… des loups ? des renards ?… non, des lapins ! Il y en aurait trop… C’est là qu’on a presque envie de rire ! En effet, ces lapins sont effectivement nombreux à venir se balader dans nos jardins pour se délecter de nos légumes, c’est un problème, je vous l’accorde ! Seulement… pourquoi y en a-t-il autant ? Quelle est la raison de tous ces terriers qui fleurissent dans nos pâtures ? Ne serait-ce point ces tas de branchages, ces butes accueillantes qui semblent dire « Bienvenue à vous Monsieur Lapin, installez-vous » ? Et qui a installé ces « lotissements », les mêmes personnes qui se plaignent ensuite de leur trop grand nombre ! Les mêmes qui sont –vraiment à peine- parodiés dans un sketch mémorable par les Inconnus… Les chasseurs. C’est vrai quoi, pourquoi allez marcher des heures en quête de gibier alors qu’on peut leur fournir un habitât et les tirer comme des… sans se fatiguer ?
Mais alors, c’est quoi le rapport entre les chats et les lapins ? Je m’avance peut être un peu, mais il semble que les chats soient eux aussi des chasseurs et qu’un lapin de temps en temps, ils aiment ça… On peut se consoler en se disant qu’ils se font avoir d’une façon déjà plus loyale, plus naturelle (car la chasse, non, ce n’est pas naturel !). Cela déplairait-il donc à nos porteurs de fusils ? Pourtant à en croire les faits, des lapins, il y en a trop…
Outre ces méthodes légales, on constate depuis quelques années des disparitions parmi la population féline preutaine. Un chat, on peut le confondre aisément avec un de ses cousins à grandes oreilles, ou d’un moins prendre ça comme excuse si on se fait prendre… parce que tuer un chat c’est interdit par la loi, doit-on le rappeler ? (Le plomb étant bruyant, certains préfèrent utiliser le poison)
Tout ça pour dire que ces deux décisions prises par notre maire et qui, en fin de compte, font les affaires de nos « amis » tireurs du dimanche, c’est bien d’en parler, d’en faire le rapprochement. Je tiens à signaler pour revenir à nos pièges que la distance doit être de 100 mètres entre eux et la première habitation à la ronde. Mesure prise près de deux points, ils n’y étaient pas… La prochaine fois, je ne serai pas aussi gentil et je ferai constater à qui de droit cette « erreur »…
La campagne, ses villages et sa population de chasseurs malheureusement importante…
La France, ses élections municipales et sa recherche d’électeurs…
C’est lié ou pas ? Je m’interroge, mais je sais pour qui je ne voterai pas en tout cas !
Allez, c’est tout pour aujourd’hui, à bientôt pour un nouveau billet…
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